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Le statut légal du travel planner

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Le statut légal du travel planner

Vialala Team
03/02/2021

Live vidéo de Xavier Oury, co-fondateur de Vialala à propos de votre lancement en tant qu'entrepreneur guide, créateur de voyage, organisateur, etc.

Transcription du live :

[Il est 14 heures, je vais commencer le live.

En fait, c’est notre premier petit événement live sur Facebook donc je me présente, je suis Xavier Oury, le co-fondateur de Vialala avec un certain Yann, et aussi avec Telma, qui ne doit pas être trop loin aujourd’hui.

Étant donné qu’on ne peut pas beaucoup voyager, on voulait vous parler un petit peu de tout ce qui était juridique parce qu’il y a de plus en plus d’auto entrepreneurs, ou en tout cas d’indépendants, qui ont leur propre société et qui se lancent dans le voyage.

Alors parfois, c’est pour produire des prestations comme des visites guidées ou des excursions ou autres. Ou bien, c’est pour faire du conseil, tout simplement, des itinéraires ou du trip planning. Et parfois, c’est des agents de voyages indépendants ou des anciens agents de voyage, d’agences de voyages traditionnels qui veulent se lancer à leur compte.

En général, il y a pas mal de questions quand les gens arrivent sur la plateforme Vialala. Quel statut je dois avoir ? Quel code NAF ? Combien de chiffre d’affaires ? J’ai le droit de faire chaque année ? Est ce que ça va être une activité régulière ou pas ? On va essayer d’aborder un peu ça aujourd’hui, surtout avec des questions réponses, parce que je n’ai pas énormément de choses à dire sur le sujet en plus de ce qu’on sait tous déjà.

Mais je vais faire quand même un petit résumé et ensuite, si vous avez des questions, n’hésitez pas. Comme ça, on pourra y répondre en live. C’est un peu l’idée. Alors d’abord, sur à peu près 3000 personnes qui se sont inscrites sur Vialala depuis le début, au moins deux tiers sont des auto-entrepreneurs. Et sur ces deux tiers d’auto-entrepreneurs, étant donné qu’on a commencé Vialala en français, on va bientôt avoir le français et l’anglais, mais comme on a commencé à 100% en français, la plupart ont le statut auto-entrepreneur en France, même s’ils sont expatriés. C’est peut être une première chose que certains d’entre vous vont apprendre, mais vous pouvez très bien être installés à l’étranger et avoir un statut d’auto-entrepreneur français. Sur toutes ces personnes qui se sont inscrites chez nous jusqu’à aujourd’hui, très peu ont activité régulière. Ça a commencé un petit peu l’année dernière et ça, s’est pas mal arrêté avec le Covid, mais on est sûrs que ça va repartir.

On sait que certains d’entre vous ont déjà leurs clients ou leur base de clients selon les profils. Certains sont influenceurs, blogueurs, d’autres sont guides, d’autres sont hôtes Airbnb, d’autres encore sont manager de guest house. On a pas mal de profils différents mais chacun a quelques clients, un début d’activité et n’attend qu’une chose, c’est que ça reparte.

Alors, on va se concentrer maintenant sur le juridique. Comme ça concerne une bonne partie, en tout cas la majorité des gens chez nous, on va se concentrer sur le statut auto-entrepreneur France, qui est assez proche de celui en Belgique. Je dis ça pour Amandine, je vois qu’elle est là. En gros, quand on est auto-entrepreneur, on a d’abord le droit de vendre des services et le service qu’on voit. Le service qu’on vend, c’est le consulting. Donc on a le droit de vendre les services à hauteur de 72 000 par an. C’est un chiffre qui est supérieur quand on vend des marchandises, mais c’est bien le chiffre, le seuil qu’on a quand on est auto-entrepreneur. Comme dans le tourisme, on compte la marge, c’est à dire la commission qu’on gagne sur les prestations, ça fait beaucoup. En général, quand vous vendez uniquement votre conseil, c’est toute la marge. Il faut déclarer l’ensemble du chiffre d’affaires, mais quand on vend, par exemple, des prestations de type hébergement, activité, billet d’avion, toutes ces choses qui sont fournies par des tiers, on ne déclare que notre commission. Et comme vous le savez surement, on fait 50/50 sur les commissions. Donc, vous avez quand même de la marge avant d’arriver à 72.000 euros.

À priori, pour la plupart d’entre vous qui sont autant entrepreneurs, il n’y a pas trop à se poser la question pour l’instant de l’activité régulière ou pas, en tout cas pour l’activité de conseil. Vous avez pour l’instant une activité uniquement occasionnelle et donc vous n’aurez pas à atteindre ce seuil.

En revanche, si vous revendez vous même des prestations et que ce sont des prestations que vous produisez vous même, par exemple, si vous êtes guide, là, c’est totalement différent. Si vous êtes guide, on va vous demander tout simplement de déclarer votre chiffre d’affaires total puisque vous produisez vous même la prestation. Et donc là, vous pourriez atteindre plus facilement le seuil de 72 000 qui existe en France. Mais bon, selon ça justement, soit vous vendez vos activités, soit vous ne vendez que du conseil et dans ces cas là, on va vous reverser des commissions dans le cadre de votre conseil. Et là, comme je vous le disais, il n’y a que les marges qui comptent dont vous êtes tranquille.

En plus de ce conseil, vous allez produire vous même une prestation, par exemple prestation, guidages ou autre. Et à ce moment là, c’est un peu différent. Vous avez besoin de déclarer tout votre chiffre d’affaires, mais vous avez l’habitude en général, puisque vous savez, quand vous êtes guide, manager, gérer votre activité et vous savez quand vous allez ou pas dépasser le seuil. Si c’est le cas ça veut dire que votre activité marche super bien. Donc, c’est les grandes idées de base : vous êtes en auto-entrepreneur, vous vendez un service et vous êtes assujetti à un seuil pour pouvoir rester en auto entreprise et payer moins d’impôts. Un autre gros avantage en France, c’est que vous n’êtes pas assujetti à la TVA quand vous êtes auto-entrepreneur. D’autant plus s’il s’agit d’une activité non régulière. Voilà le troisième sujet que je voulais aborder. Après, on pourra prendre toutes vos questions sur les auto entreprise, les seuils de chiffre d’affaires et aussi la différence entre les prestations que vous produisez vous même (des excursions, des visites guidées, des nuitées en Airbnb ou dans votre guest house, etc.)

Entre les prestations que vous produisez vous même et celles que vous conseillez, il y a une différence puisque quand vous conseillez, vous allez uniquement avoir une commission, c’est uniquement cette somme là qui compte. La deuxième chose importante, c’est qu’en tant qu’auto entrepreneur en France, vous n’avez pas de TVA. Ensuite, vous avez à déclarer votre activité d’auto-entreprise.Vous êtes enregistrés sous un code qu’on appelait avant le code NAF en France ou le code APE. Quand vous déclarez votre activité, on va vous demander en tant qu’auto entrepreneur d’ailleurs toujours, quel est le secteur d’activité dans lequel vous allez travailler. Et effectivement, si, par exemple, vous êtes uniquement trip planner et que vous produisez vous même aucune autre activité, vous pouvez vous contenter de vous déclarez par exemple consultant en tourisme ou sur des choses plus proches des activités des agences de voyage.

Votre rôle, c’est de créer l’itinéraire et essayer de revendre votre conseil. C’est dans ce cadre là que nous, on va vous rémunérer à la fois pour votre prestation de conseil et pour les différentes commissions commerciales que vous allez avoir sur les réservations de vos clients. Ce qui est sympa avec l’auto-entreprise en France, c’est que vous avez le droit à deux codes activité. Du coup, ça permet de gérer à la fois vos commissionnement avec Vialala et, d’un autre côté, de gérer les productions que vous faites. Par exemple, si vous êtes guide, vous allez avoir d’un côté un code NAF qui va être consultant en tourisme ou activité d’agences de voyages pour déclarer les commissions et les prestations de conseil que vous faites avec Vialala et vous pouvez avoir un autre code d’activité de prestataires de services.

Après, il faut regarder selon les types de prestations. Les visites guidées, ça fait partie des prestations de services comme l’événementiel et des choses comme ça. Sur ces prestations de service, vous allez avoir effectivement un autre code d’activité. Ça ne pose aucun problème d’avoir les deux en même temps. Voilà, c’est à peu près tout ce que je voulais dire sur l’auto-entreprise.

Je vais donc passer au deuxième sujet : quelles sont les démarches à faire ? Il y a une chose importante à retenir, j’ai moi même refais la démarche récemment pour m’assurer que les choses avaient progressé depuis la dernière fois que j’avais vu et c’est devenu vraiment très simple de se déclarer en auto-entreprise. En revanche, il y a une petite chose qui est un peu plus compliquée, c’est ce qu’on appelle l’ACCRE. Alors là, c’est fait pour les gens qui soit au chômage, soit sont jeunes et liés à des études ou autres. Il y a plusieurs conditions pour l’ACCRE et c’est au moment effectivement de créer votre activité que vous pouvez en bénéficier. En gros, on a effectivement à ce moment là, je crois que au lieu de payer 22%, qui est le taux normal d’imposition des autoentrepreneurs. En tout cas, sur la partie services, on passe aux alentours de 10. Je vérifierai ça et je vous mettrais ça dans un dans un post. Mais en tout cas, on paye beaucoup, beaucoup moins de charges et c’est quand même super intéressant. Il y a un autre sujet qui est lié à cette baisse de fiscalité. Quand on est en mode ACCRE, c’est qu’on peut, dans certaines conditions, garder ses droits au chômage. Donc ça, c’est hyper important aussi pour ceux qui ont des droits au chômage au moment où vous avez créé votre activité. Il faut faire très attention si vous avez le droit de garder, au moins partiellement vos droits à bien le faire. Et dans ces cas là, vous allez même avoir le choix d’être payé d’un seul coup de tout vos droits ou de continuer à percevoir mensuellement vos indemnités.

Voilà, je n’ai pas été forcément précis à 100%, surtout parce qu’en fait, il y a pas mal de cas particuliers, mais toutes ces choses que je vous ai dites sont sont telles que je les ai décrites et elles se vérifient assez facilement. En tout cas, ce que je vous propose maintenant, c’est peut être vous me poser des questions si vous voulez. N’hésitez pas. Et sinon, je vais tout simplement vous donner rendez vous la semaine prochaine parce qu’on va en faire pas mal d’autres et vous allez pouvoir, vous allez pouvoir me poser toutes vos questions.

On publie des notes en ce moment, y compris les notes juridiques qui sont faites avec une avocate qui s’appelle Marie-Anne Fabre. Elle, comme elle est avocate, elle vérifie exactement tous les sujets qu’on lui propose et ça nous permet de faire des notes juridique précises. On est aussi en relation avec la Fédération nationale des autoentrepreneurs, avec qui on va faire un partenariat pour pouvoir mieux vous informer sur vos droits et sur les démarches à faire. Et puis, on va avoir d’autres partenariats de ce genre.

En tout cas, on va continuer à vous informer au fil de l’eau sur ces sujets là, sur tout vos droits, sur toutes vos démarches, sur les droits au chômage et sur ces activités ponctuelles ou irrégulières de travel planners qu’on vous propose chez Vialala et la manière dont on va vous aider à les gérer. Du coup, en attendant la semaine prochaine, le prochain live, et le webinaire de présentation de notre application gratuite pour organiser des voyages, je vous souhaite une bonne fin de semaine. Soyez quand même à l’écoute. Là, on va publier demain normalement une interview que j’ai faite lundi avec Yann Arthus-Bertrand, qui est assez connu au moins en France. Et c’est assez intéressant sur l’avenir du voyage.

Donc, je vous laisse pour aujourd’hui et je vous propose qu’on se retrouve dans un prochain live mercredi prochain. Et puis d’ici là, vous savez, vous pouvez nous joindre hyper facilement sur Discord ou Facebook. Enfin, partout où on est et en ce moment, on est en train de faire les beta test de la nouvelle plateforme avec quelques beta testeurs.

À bientôt !]

Quelques liens utiles sur l’auto-entreprise :
Site de l’Urssaf pour les auto-entrepreneurs
Ressources externes sur l’auto-entreprenariat
Informations sur l’ACCRE



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